Master pro (M2) en Economie et Gestion des Entreprises d’Economie Sociale et solidaire (MEGEES) Description de la formation

Les pistes de l’économie sociale sont nombreuses, y compris au Burkina Faso et sont de plus en plus souvent évoquées pour relancer les grands défis contemporains, notamment dans le domaine de la crise de l’emploi et de la lutte contre la pauvreté. Les manières de désigner les réalités de l’économie sociale varient d’un pays à l’autre, d’une région à l’autre : « Economie populaire », « Economie du travail » ou encore « Economie solidaire », Economie sociale et solidaire », « Economie coopérative et de type coopératif », « Economie du secteur non lucratif ». Au-delà de cette différence d’appellation selon les pays, ces terminologies font toutes références à un large spectre de formes d’organisations de type coopératif, mutualiste ou associatif qui reposent sur la solidarité et l’initiative (self-help).

Même si la notion d’économie sociale est très peu usitée en Afrique francophone notamment et au Burkina Faso, cette appellation faisant en effet son apparition seulement à la fin des années 1990, la réalité qu’on désigne sous ce vocable est bien connue et pratiquée avec beaucoup de succès par les populations africaines et burkinabè depuis fort longtemps. Dans le cas du Burkina Faso, qu’il s’agisse de « sossoaga » en pays moaga, des « ton » en pays bambara, ou autres formes d’entraide et de solidarité dans le travail, des tontines, des groupements « naam », des groupements villageois et aujourd’hui des coopératives d’épargne et de crédit, des mutuelles de micro-assurance santé, des coopératives agricoles et artisanales, ces formes d’action collective sont connues et pratiquées au Burkina Faso. Cette formation vise à renforcer les capacités des acteurs de l’économie sociale et solidaire ou de tout intervenant dans le même domaine.

Cette formation se déroule intégralement à distance sur une plateforme d’enseignement Moodle spécialement conçue à cet effet. La formation s’appuie notamment sur un matériel pédagogique multimédia scénarisé. L’accès à la plateforme de formation se fait par identifiant personnel (nom d’utilisateur et mot de passe). Le suivi pédagogique est assuré dans le cadre d’un tutorat interactif. Les examens sont organisés en présentiel soit dans les Campus Numériques de l’AUF, soit au sein du Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) des Ambassades françaises, soit dans les Alliances Françaises ou soit auprès d’autres organismes officiels français pouvant assurer le déroulement et la surveillance des examens écrits.

L’Université Thomas Sankara assure les modalités pratiques de l’enseignement à distance, les inscriptions des étudiants, la maintenance technique de la plateforme d’enseignement à distance, le suivi des étudiants, les corrections de copies, l’organisation des examens écrits, l’envoi des attestations de réussite, des relevés de notes et des diplômes.

1. Public cible

La formation est offerte aux titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, au moins équivalent à une Maitrise ou un Masrer 1 ( Bac+4) en économie, droit, géographie et sociologie. Les candidats doivent être

  • des étudiants en fin de premier cycle qui souhaitent s’engager professionnellement dans la création, l’encadrement ou l’expertise en matière d’économie sociale ;
  • des acteurs et praticiens du domaine de l’économie sociale, dirigeants, membres, acteurs et promoteurs d’Organisations Coopératives et de Type Coopératif, du Système Financier Décentralisé et de la Micro-finance, des Organisations professionnelles, des Organisations d’intérêt, des ONG et associations de développement ;
  • des cadres des structures d’appui et d’encadrement des organisations de l’économie sociale et solidaire ;
  • des agents de Programme ou de Projets, Responsables dans les coopérations bilatérales et multilatérales de l’appui aux organisations de l’économie sociale et solidaire ;
  • des personnes ou groupes ayant un projet d’affaire dans le domaine de l’économie sociale et solidaire.

2. Objectifs

Il s’agit de former des cadres de conception qui soient compétents et responsables dans tous les domaines de l’entreprise d’économie sociale et solidaire : création, diagnostic, marketing, comptabilité, finances, gestion des ressources humaines, droit, techniques quantitatives et statistiques appliquées à la gestion des entreprises d’économie sociale et solidaire.
A la fin de formation, les apprenants :

  • auront un profil d’entrepreneurship coopératif, mutualiste et associatif, spécialistes et professionnels de l’économie sociale et solidaire ;
  • seront dotés de toutes les techniques modernes de gestion et de management des entreprises d’économie sociale ;
  • seront capables de diriger et prendre des décisions dans tous les compartiments de l’entreprise d’économie sociale et solidaire ; - seront capables de créer, gérer et manager les organisations coopératives et de type coopératif, les associations de développement, les associations d’intérêt, les associations professionnelles, etc. ;
  • seront capables de créer leur propre affaire, en individuel ou en collectif dans le secteur de l’économie sociale et solidaire.

3. Structuration de la formation

Le Master a le souci de l’opérationnalité et de l’efficacité. Pour ce faire, il est construit sur le modèle d’une formation associant théories et pratiques dans les milieux professionnels ou de stage. Il vise à développer les compétences spécifiques nécessaires pour exercer la fonction de cadre de l’entreprise d’économie sociale.
Les apports méthodologiques et théoriques s’appuient sur des cours collectifs, des exercices pratiques, des travaux en sous-groupes, des mises en situation, des études de terrain, visites, enquêtes socio-économiques pour améliorer la capacité de diagnostic. Les enseignements sont organisés ainsi qu’il suit :
• un premier semestre intitulé « semestre 3 » qui comprend cinq (5) unités d’enseignements (UE) et douze (12) éléments constitutifs des unités (ECU) ;
• un second semestre intitulé « semestre 4 » comprenant trois (3) UE et sept (07) ECU ;
• un mémoire à soutenir.

4. Controle des connaissance
L’évaluation se déroule selon trois formats :
• contrôle continu sous la forme d’activité d’apprentissage ou de devoir pendant le déroulement du cours ;
• examen sur table par semestre pour la vérification des acquis à la fin de chaque semestre ;
• session de rattrapage pour les candidats qui n’ont pas validé des UE ;
• soutenance de mémoire.
La note finale est la combinaison de la moyenne des notes obtenues dans les évaluations des modules de formation, de celle des épreuves sur table, du rapport et de la soutenance.

Attention !

Une unité d’enseignement est validée si la note obtenue est égale ou supérieure à 12/20. Les unités d’enseignement validées sont définitivement acquises et capitalisables.

6. Renseignements Complémentaires

Pour tout renseignement complémentaire, s’adresser à Monsieur Jean-Marc Yameogo, responsable administratif et technique de la formation jeanmarc.yameogo@uts.bf jmyameogo@gmail.com