Enquête 2008-2009 sur les apprenant(e)s en FOAD (2ème année)

En 2007, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) lance un appel d’offres pour le suivi, durant trois années consécutives, des apprenant(e)s inscrit(e)s à l’une des formations ouvertes et à distance (FOAD) soutenues par l’Agence.

Un consortium de quatre universités d’Europe et d’Amérique - Université de Mons-Hainaut (Belgique), Université de Genève (Suisse), Université de Strasbourg (France) et Université de Montréal (Canada-Québec) - est alors retenu pour la réalisation de cette étude. Les promotions 2007-2008 sont l’objet de l’étude proposée en 2010.

L’enquête a pour objectifs de mieux connaitre :

  • Le profil sociologique des participants
  • Les motivations des participants à suivre une formation ouverte et à distance
  • Les représentations que les participants se font de l’enseignement à distance
  • Les éventuelles difficultés que les participants rencontrent
  • Les éventuels profits que les participants ont tirés des diplômes acquis

 Synthèse de l’enquête

Les questionnaires en ligne ont été remplis par 406 répondants inscrits en 2007-2008 dans les FOAD soutenues par l’AUF et 220 répondants diplômés d’une FOAD de l’AUF l’année précédente, soit un total de 626 participants à distance, [1] ce qui représente un taux de participation particulièrement élevé.

Tout comme la 1ère année de l’enquête (promotions de 2006-2007), l’expérience de la FOAD qui est relatée est à envisager dans le contexte socioculturel des zones urbaines (84% des participants) africaines francophones. En effet, 77% des répondants sont issus d’Afrique centrale ou d’Afrique de l’ouest. En fin de cet article vous trouverez reproduites les conclusions de l’enquête figurant dans la synthèse.

Consultez la synthèse de l’enquête

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Synthèse de l’enquête FOAD 2009 (28 pages)

 Méthodologie de recherche

La méthodologie retenue est mixte.
Les partisans de l’approche quantitative soutiennent que la recherche dans le domaine des sciences de l’éducation doit être objective, exempte de biais et généralisable dans tout contexte. Quant aux adeptes de l’approche qualitative (voir Lincoln et Guba, 1985), ils ont rejeté ce souhait d’objectiver de façon sine qua non la recherche en sciences sociales. Pour les adeptes de cette approche, l’objectivation et la généralisation dans les sciences sociales sont à la fois impossibles et non souhaitables. La recherche qualitative est plutôt caractérisée par l’importance accordée à l’induction, aux descriptions riches, etc.

Ces deux positions, épistémologiquement contraires, ont souvent évoqué ce que Howe (1988) appelle la thèse de l’incompatibilité qui soutient que la recherche qualitative et la recherche quantitative, de même que les méthodes de collecte de données inhérentes à ces deux approches, ne pouvaient pas être alliées.

L’idée de devoir choisir entre la recherche qualitative et la recherche quantitative a ainsi caractérisé la grande partie des recherches en sciences de l’éducation pendant ces 15 dernières années. Pourquoi les sciences de l’éducation devraient-elles épouser cette dichotomie méthodologique qui ne semble pas prendre en compte la complexité de la réalité ? Pourquoi ne pas trouver un compromis entre ces deux solitudes méthodologiques ?

Consulter la méthodologie d’enquête retenue

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Méthodologie recherche enquête FOAD 2009 (3 pages)

 Questionnaires

Le questionnaire destiné aux répondants poursuivant une FOAD en 2007-2008 comprenait 68 questions réparties en 6 sections principales. Le questionnaire destiné aux répondants ayant terminé une FOAD soutenue par l’AUF en 2006-2007 se composait de 35 questions réparties en 3 sections.

Consultez le questionnaire destinés aux apprenants en cours de formation

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Questionnaire FOAD 2009 En cours de formation (17 pages)

Consultez le questionnaire destiné aux apprenants ayant terminé leur formation

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Questionnaire FOAD 2009 Après formation (12 pages)

 Analyses quantitatives, qualitatives et bivariées

Les données quantitatives de l’enquête ont été traitées avec le logiciel SPSS, version 16. Des analyses descriptives ont été réalisées, mais également des analyses croisées pour une série de variables que nous avons jugées pertinentes en raison de leur intérêt pour l’étude. Pour certains items, le questionnaire laissait la possibilité de réponses libres aux répondants. Ces réponse ont fait l’objet d’une analyse qualitative grâce au logiciel Alceste qui a permis de classer les segments de texte en fonction d’une propriété interne propre à ces segments afin d’avoir une vue d’ensemble, un portail global des résultats obtenus.

Consultez les résultats des analyses quantitatives

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Enquête FOAD 2010 Analyses quantitatives (108 pages)

Consultez les résultats des tris croisés

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Enquête FOAD 2009 Analyses bivariées (65 pages)

Consultez les résultats des analyses qualitatives

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Enquête FOAD 2009 Analyses qualitatives (25 pages)

 Entretiens individuels

Outre les questionnaires en ligne, des entrevues téléphoniques individuelles semi-dirigées ont été réalisées en juin 2009 avec 12 apprenants poursuivant une FOAD et 12 apprenants ayant terminé leur formation. Elles étaient d’une durée de 40 à 60 minutes et ont été enregistrées afin d’être analysées. Les thèmes traités pont été plus ou moins les mêmes que ceux du questionnaire (voir plus haut les objectifs poursuivis). L’idée était d’approfondir la compréhension des tendances dégagées des questionnaires en sollicitant le point du vue subjectif et personnel des participants.

Les 24 entretiens ont été transcrites puis codées avec le logiciel QDA Miner avant d’être analysées. Une approche de type « analyse de contenus » s’inspirant des démarches proposées par L’Ecuyer (1990) et Huberman et Miles (1991, 1994) a été privilégiée. Etant donné l’ampleur des données qualitatives inhérentes aux entretiens réalisées (250 pages), les résultats de l’analyse seront diffusés ultérieurement.

Consulter le protocole d’entretien individuel pour les apprenants en cours de formation

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Protocole entretien FOAD 2009 Pendant formation (2 pages)

Consultez la transcription des entretiens avec les apprenants en cours de formation

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Script entretiens enquête FOAD 2009 En cours de formation (12 fichiers)

Consulter le protocole d’entretien individuel pour les apprenants ayant terminé leur formation

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Protocole entretien FOAD 2009 Après formation (2 pages)

Consultez la transcription des entretiens avec les apprenants ayant terminé leur formation

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Script entretiens enquête FOAD 2009 Après formation (12 fichiers)

 Conclusions préliminaires de l’enquête sur les promotions 2007-2008

Nous pouvons maintenant reprendre les résultats principaux que nous avons dégagés de nos analyses en ce qui concerne le profil sociologique et technologique des participants, leur motivation à suivre une FOAD, leurs représentations vis-à-vis des FOAD, leurs difficultés et leur satisfaction ainsi que les bénéfices qu’ils en ont tirés. Ce faisant, nous comparerons ces résultats avec ceux qui ont été obtenus lors de la première année de la recherche, afin de dégager des tendances stables d’une année à l’autre.

Concernant le profil sociologique des participants, nous pouvons retenir que les deux sous-échantillons de notre étude (participants poursuivant et ayant fini une FOAD) ont des représentations homogènes aux chapitres du sexe, de l’âge, du contexte matrimonial, familial et socioculturel, ainsi que du type d’emplois et des années d’expérience professionnelle. Par conséquent, les participants poursuivant et ayant fini une FOAD ne semblent pas se différencier autrement que par le degré d’avancement dans leur formation.

Ce portrait sociologique est influencé par les critères de sélection élaborés par l’AUF, ce qui explique pourquoi il est semblable à celui des participants de l’an I (promotions 2006-2007). Le profil moyen des participants aux FOAD soutenues par l’AUF est un homme d’environ 35 ans, situé dans le contexte socioculturel des zones urbaines africaines francophones, diplômé du deuxième ou du troisième cycle et déjà en fonction. Dans cette perspective, les FOAD interviennent essentiellement dans la première moitié du cheminement professionnel et sont davantage envisagées dans la perspective d’une formation continue que d’une formation initiale.

En revanche, nous avons dégagé une divergence au sein des participants poursuivant une FOAD quant à leur profil technologique. Les jeunes répondants (23 à 30 ans) se connectent davantage aux campus numériques francophones alors que les répondants plus âgés se connectent plutôt au bureau ou à domicile. Nous en avons déduit que les jeunes répondants sont moins équipés en informatique que les répondants plus âgés, ce qui les oblige à se déplacer davantage pour suivre leur FOAD.

Cette tendance est corroborée par les résultats de l’an I (promotions 2006-2007), lesquels indiquent que plus les participants sont âgés et expérimentés, plus ils disposent d’un ordinateur et d’une connexion Internet à domicile. Autrement dit, les participants plus âgés et plus expérimentés ont un meilleur équipement informatique à domicile que les plus jeunes et les moins expérimentés, ce qui leur permet à priori de suivre leur FOAD à la maison. Au contraire, les participants plus jeunes et moins expérimentés compensent leur manque d’équipement informatique en utilisant davantage les campus numériques francophones de l’AUF.

Cette différence dans les lieux de connexion Internet semble avoir une conséquence présente dans nos résultats : les participants les plus jeunes et les moins expérimentés perçoivent moins la diminution du temps de déplacement par les FOAD puisque le temps de déplacement nécessaire pour se rendre sur un lieu de formation en présentiel est remplacé par le temps de déplacement nécessaire pour se rendre sur le lieu de connexion à Internet (ici, les campus numériques francophones de l’AUF). Toutefois, la diminution du temps de déplacement forme la représentation la plus fortement perçue par l’ensemble des répondants.

En revanche, les répondants jeunes et moins expérimentés rencontrent moins de problèmes informatiques que les répondants plus âgés et plus expérimentés.

Deux pistes d’explication sont possibles et compatibles à la lumière de nos résultats :

  • 1) l’équipement informatique des campus numériques francophones de l’AUF, qu’utilisent davantage les répondants jeunes et moins expérimentés, est de meilleure qualité que l’équipement utilisé par les autres répondants à domicile. Ce point semble être confirmé par le fait que l’équipement des Campus est plus satisfaisant que l’équipement personnel ou professionnel. Par ailleurs, les répondants les plus âgés et les moins expérimentés, qui se connectent davantage à domicile, rapportent plus de pannes d’électricité et de pannes de connexion Internet, ce qui semble aller dans le sens d’une installation technologique moins fiable à domicile qu’aux campus numériques de l’AUF ;
  • 2) les répondants plus jeunes et moins expérimentés ont des compétences technologiques plus élevées, ce qui leur permet de pallier un certain nombre de problèmes technologiques par eux-mêmes. Cette deuxième hypothèse a déjà été posée pour l’an I (promotions 2006-2007) et semble à mettre en lien avec le fait que les répondants les plus jeunes et les moins expérimentés utilisent davantage les fonctionnalités du Web 2.0., ce qui indique sans doute un niveau de « littératie technologique » plus élevé, à l’inverse des répondants plus âgés, qui éprouvent plus de difficultés avec des logiciels spécialisés tels que les logiciels de conception de page Web. Nous pouvons conclure qu’il s’agit ici d’un écart de compétences d’origine générationnelle.

Une autre différence observée avec la variable âge concerne l’aspect relationnel de la FOAD. En effet, les répondants les plus âgés et les plus expérimentés sont plus satisfaits des aspects relationnels tels que l’ambiance de travail et la relation entre apprenants que les autres répondants, ce qui a déjà été observé pour l’an I (promotions 2006-2007). En revanche, ils perçoivent plus fortement que les autres répondants (en matière de représentation et d’insatisfaction) le rythme et le volume de travail des FOAD. Ce résultat peut sans doute s’expliquer par le fait qu’ils sont restés désengagés d’une démarche de formation professionnelle depuis plus longtemps que les autres répondants. La reprise d’une formation serait donc perçue comme plus intense, ce à quoi s’ajoutent possiblement des compétences technologiques (voir les résultats ci-dessus).

Notons toutefois que ces résultats vont à l’inverse de ceux qui ont été obtenus avec les promotions de l’année 2006-2007, sans qu’il soit pour le moment possible de rendre compte de cette inversion des tendances. Bien que plus présente chez les répondants plus âgés et plus expérimentés, notons toutefois qu’il s’agit d’une tendance générale chez les répondants.

En effet, si les aspects relationnels (ambiance de travail ; échanges et communications entre les apprenants et avec les enseignants ; conflits entre les apprenants et avec les enseignants) et pédagogiques (supports et documentation de cours, méthodes d’enseignement, évaluations et examens et durée de la formation) sont hautement satisfaisants pour la grande majorité des répondants, plusieurs aspects organisationnels tels que la quantité (volume de travail) et le temps imparti (rythme de travail ; échéances de remise des travaux) sont plus discutés parmi les répondants, ce qui confirme nettement la tendance observée durant l’an I (promotions 2006-2007). Il semblerait donc qu’une partie des répondants se situent à la limite de ce qu’ils peuvent fournir sur le plan de l’investissement de temps et d’efforts, ce qui peut s’expliquer par le fait qu’ils cumulent généralement, parallèlement au suivi d’une FOAD, un emploi et, éventuellement, une activité secondaire.

Dans la même lignée, si les modalités pédagogiques des FOAD diffèrent nettement de celles de la formation en présentiel (« Dans les FOAD, on apprend autrement » est la deuxième représentation la plus fortement perçue), la charge de travail est perçue de manière égale pour les deux types de formation, de même que la reconnaissance qu’elles apportent. Au chapitre de l’investissement personnel, les FOAD sont donc tout aussi exigeantes que les formations en présentiel, ce qui était déjà perçu par les répondants de l’an I (promotions 2006-2007). Elles génèrent toutefois la satisfaction des répondants, bien que de manière globale, la disponibilité des soutiens technique, pédagogique ou socioaffectif, et cognitif offerts par les universités diplômantes soit perçue à des degrés moins satisfaisants (respectivement, 66 %, 68 % et 50 %) que les autres aspects technologiques ou pédagogiques. Il pourrait donc être intéressant de veiller à ce que ces soutiens soient pleinement accessibles pour les répondants, bien que les stratégies de résolution de problème apparemment privilégiées par les répondants soient davantage de l’ordre de l’informel.

Les résultats présentés jusqu’ici ont principalement mis en exergue des différences dues aux variables « âge » et « expérience professionnelle », lesquelles sont intimement liées. Nous avons également dégagé des différences, bien que plus faibles, entre les hommes et les femmes. Ces différences concernent principalement des aspects techniques et relationnels. Par exemple, les logiciels de base et les logiciels spécialisés tels que des logiciels de conception de page Web posent plus de difficultés aux femmes. Nous pouvons donc avancer l’hypothèse qu’elles ont des compétences techniques plus faibles que les hommes, hypothèse déjà présente lors de l’an I (promotions 2006-2007).

La même hypothèse peut être posée pour les répondants suivant une formation du « Sud ». Toutefois, pour l’ensemble des participants, les FOAD ne posent pas de difficultés technologiques particulières, hormis pour des applications plus spécialisées telles que des logiciels de conception de page Web ou des pannes de courant et des pannes du réseau Internet. Les compétences technologiques ne forment donc pas un enjeu pour la réussite des FOAD, ce que nous avions déjà noté lors de l’an I (promotion 2006-2007).

De plus, les femmes et les répondants suivant une formation du « Sud » recourent davantage aux collègues sur place et aux formateurs ou aux informaticiens que les hommes lorsqu’ils rencontrent des problèmes techniques, bien que l’ensemble des répondants semblent recourir davantage à des stratégies informelles (recourir à d’autres apprenants ou à des collègues sur place) que formelles (formateurs ; informaticiens ; tuteurs). Ces stratégies de résolution de problèmes correspondent en tous points à celles observées pour les répondants de l’an I (promotions 2006-2007).

Enfin, il est intéressant de noter que les hommes et les répondants des formations du « Sud » perçoivent plus fortement que les femmes les apports mutuels des apprenants dans les FOAD. Il semblerait donc qu’ils aient une vision plus collaborative de l’apprentissage par les FOAD, ce qui vient doubler la dimension collective fortement perçue par l’ensemble des répondants, toutes variables confondues. Cette tendance a déjà été observée l’année précédente, ce qui nous avait amené à conclure que les femmes ont une perception plus individuelle des FOAD que les hommes. Pareillement, les répondants suivant une formation du « Nord » semblent avoir une conception nettement plus individuelle des FOAD que les répondants des formations du « Sud », ce qui serait intéressant à étudier davantage pour les prochaines promotions.

Concernant les bénéfices tirés des FOAD, les résultats nous indiquent qu’ils sont globalement positifs pour l’ensemble des participants. On note toutefois un certain écart entre les bénéfices liés au développement professionnel et ceux qui sont liés à des changements professionnels concrets.

En effet, si une grande majorité perçoit effectivement un fort gain de développement professionnel, notamment un gain de sentiment de compétence, celui-ci ne semble pas nécessairement s’actualiser dans des retombées concrètes, ce qui expliquerait pourquoi certains répondants ont l’impression de ne pas avoir tiré des FOAD autant qu’ils l’escomptaient. Ce décalage n’est cependant pas propre aux FOAD étudiées dans cette recherche puisqu’il est susceptible de s’appliquer à toute formation continue.

En revanche, il semble s’appliquer davantage aux hommes qu’aux femmes, lesquelles ont apparemment une perception plus faible de certains aspects de leur développement professionnel, mais plus de retombées concrètes. À l’inverse, aucune différence n’est notable entre les répondants des formations du « Nord » et du « Sud », ce qui invite à penser que, quelles que soient les différences perçues durant le suivi des FOAD, elles s’estompent en termes de bénéfices.

Enfin, étant donné le fort pourcentage de répondants prêts à poursuivre une autre FOAD, nous avons posé l’hypothèse que le suivi d’une FOAD représente un bénéfice s’inscrivant dans un plan de carrière plus large et sur le moyen ou long terme. Ceci explique peut-être pourquoi les répondants plus âgés et ayant plus d’expérience semblent tirer plus de bénéfices des FOAD, tant sur le plan du développement professionnel que sur celui de ses retombées concrètes.

Soulignons que 80 % des répondants sont restés dans leur pays de résidence une fois leur diplôme obtenu. La motivation à suivre une FOAD semble donc être de l’ordre du développement socioprofessionnel sur place plutôt que d’une migration vers les pays riches. D’ailleurs, l’espoir de continuer les études dans une université du Nord, bien qu’il soit plus fortement rapporté par les répondants les plus jeunes en raison de la mobilité dont ils jouissent, est un motif secondaire par rapport à d’autres tels que le développement personnel et l’avancement professionnel. Ces deux premiers motifs nous amènent à penser que la motivation à suivre une FOAD est essentiellement d’ordre intrinsèque. D’ailleurs, suivre une FOAD à la suggestion de l’employeur (motivation extrinsèque) est rapporté comme la dernière source de motivation. Cette tendance concorde avec celle observée pour l’an I (promotions 2006-2007). Ces résultats issus des questionnaires en ligne seront approfondis par la suite par le rapport synthèse des entrevues téléphoniques individuelles.

 Enquête 2010 (3ème année)

Les résultats détaillés sont également consultables sur le site de l’étude : http://auf.crifpe.ca/

En 2010, l’enquête concernera les promotions 2009-2010 et s’attachera notamment à mesurer les éventuelles différences de résultats et de perceptions des apprenants(e)s entre les formations proposés par les établissements européens et les universités du« Sud ».